Riadh Abid : Pas d’économie forte sans une devise compétitive

Bourse : une légère hausse hebdomadaire de 0,07%
8 septembre 2016
Fitch Ratings vient de confirmer la note souveraine de la Tunisie
8 septembre 2016

Depuis l’annonce de la composition ministérielle du nouveau gouvernement d’union nationale, l’indice phare de la Bourse de Tunis, Tunindex, a repris des couleurs. A ce sujet, L’économiste Maghrebin a donné la parole à Riadh Abid,CFA Directeur Corporate Finance chez CGF pour plus de détails.

Dans ce sens, notre interlocuteur a affirmé que les variations que connait le marché financier ne sont pas vraiment significatives, mais que l’annonce d’un nouveau gouvernement a suscité de l’espoir.

Néanmoins, un gouvernement composé de 26 ministres et 12 secrétaires d’Etat ne donne pas beaucoup d’optimisme. Mais cela reflète l’incapacité politique du Chef du gouvernement qui a essayé de faire plaisir à tout le monde. « Cela explique que rien n’ait changé par rapport au gouvernement Essid ».

Aujourd’hui, mis à part cette composition, la Tunisie a besoin d’une visibilité claire à l’adresse notamment des investisseurs. Pour ce faire, il est temps de mettre fin à l’état de transition dans lequel on vit depuis cinq ans, donner de bons signes, opter pour des mesures fermes et par conséquent instaurer un climat de confiance favorable aux investisseurs nationaux et étrangers.
Et d’ajouter à cet égard, que le pays a besoin entre autres de la revue du cadre réglementaire et fiscal, d’une capacité de maîtriser les équilibres macro économiques et d’une stabilisation du glissement du dinar pour revenir au trend historique.

Sachant qu’une économie forte, c’est aussi une devise compétitive et forte.

En outre, il importe de tracer un programme pour fixer les objectifs prioritaires et donner un calendrier pour les exécuter, ainsi que de débuter les réformes urgentes notamment celle de l’administration.
Il faut également assurer l’égalité via une autorité garantissant le droit de tout le monde, tout en luttant contre les monopoles et le marché parallèle. D’où l’Etat doit jouer son rôle du régulateur.

En conclusion, M. Abid a estimé que le chef du gouvernement Youssef Chahed doit oser changer ce qui existe et donner, dès le départ, l’exemple concret aux investisseurs.