Gouvernance et Challenges futurs : Entretien avec Khaled Zribi

Bourse : une légère hausse hebdomadaire de 0,07%
8 septembre 2016

Entretien avec Khaled Zribi, Président National CJD.
« En 2015 vous remportez trois batailles, le CJD, la Bourse de Tunis et la restructuration de CGF ? »

Enfin, «remporté» c’est vous qui le dites…. Disons que j’ai engagé de «grands travaux !» Certains ont abouti, d’autres sont en cours, mais il est certain que je vais aller jusqu’au bout de ce que j’ai entrepris.
Ce qu’il faut retenir au-delà de tout, c’est que j’ai un mode de «fonctionnement» bien à moi. Quel que soit le registre, je favorise la démarche Stratégique… Je suis intimement convaincu que sans stratégie et sans vision claire, il est impossible d’avancer dans de bonnes conditions. Je ne perds jamais de vue mon objectif final, le reste n’est que «projets», «démarche», «tactique» et, surtout, «Travail».

Au début de mon mandat à la tête du CJD, avec mes amis du Bureau Exécutif National, soucieux de contribuer efficacement à la recherche de solutions aux problèmes économiques rencontrés par les Jeunes Dirigeants et d’œuvrer pour la relance de l’économie tunisienne, nous avons décidé de jouer pleinement notre rôle de force de proposition en contribuant à la réflexion autour d’un nouveau modèle économique pour la Tunisie. Cela n’est possible, entre autre, que par la participation à la mise en place de réformes audacieuses visant à atteindre une performance collective, réalisable par la somme des efforts consentis par tous les intervenants et à tous les niveaux, formant ainsi une chaîne dont les maillons sont performants individuellement.

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Vient ensuite mon élection à la tête du Conseil d’Administration de la Bourse de Tunis dans un contexte perturbé. La première chose à faire était, tout naturellement pour moi, de travailler sur la Gouvernance et la Stratégie.

Là, je tiens vraiment à remercier mon Conseil d’Administration, tous mes confrères Intermédiaires en Bourse et toutes les équipes de la Bourse de Tunis pour la confiance qu’ils ont placée en moi, pour le travail que nous avons déjà réalisé et pour tout ce qu’il nous reste à faire.
Et puis, il y a CGF et AlphaMena qui sont mes fiertés et pour lesquelles mon cœur n’a jamais cessé de battre. Ma tâche était de m’assurer et de faire en sorte qu’elles puissent «vivre» dans de bonnes conditions. CGF, aujourd’hui, est partenaire de Swicorp et AlphaMena a renforcé sa collaboration avec AlphaValue. Et donc, une fois le cadre «institutionnel» assuré, place au travail et au développement.

A plus long terme, pourquoi ne pas aller vers un modèle de «banque d’affaires» et/ou de «banque d’investissement». La banque d’investissement rassemble l’ensemble des activités de conseil, d’intermédiation et d’exécution ayant trait aux opérations dites de haut de bilan (introduction en Bourse, émission de dette, fusion/acquisition). Ces activités sont généralement scindées en entités distinctes :

  • Les opérations de «finance d’entreprise» (Corporate Finance)
  • Les opérations de «marchés financiers» (Capital Market)
  • Les opérations de «financement» (Structured Finance).

On différencie parfois la banque d’investissement (investment banking) de la banque d’affaires (corporate banking) en attribuant à la première les activités de marchés et à la seconde celles de finance d’entreprise. Toutefois, le terme de banque de financement et d’investissement (BFI), ou son équivalent en anglais (corporate & investment bank ou CIB), qui inclut les deux activités, tend à se généraliser.

En fait, on souhaite accompagner l‘entreprises tout au long de sa vie et, quel que soit le type de conseil dont elle a besoin en fonction du cycle dans lequel elle se situe : levée de capitaux, transmission, fusion & acquisition, introduction en Bourse, communication financière, optimisation et allocation de la ressource, etc.

Vous savez qu’au CJD on apprend aux étudiants, mais aussi aux dirigeants et cadres dirigeants, à adopter une «posture» de donneur proactif, Platon ne disait t’il pas «donne et tu recevras» et à ne pas se positionner dans l’attente, et on leur dit aussi, qu’il faut rêver grand et qu’il faut, surtout, se réveiller pour réaliser ses rêves.

L’heure du réveil a sonné pour moi depuis un moment déjà et les réalisations au niveau de CGF ou AlphaMena ne sont qu’une partie de mes rêves.